lundi 24 septembre 2012

Pèlerinage 2012: Un collectif hadj pour la solidarité au chevet des sinistrés



 Le Commissariat général au pèlerinage, a mis en place, un collectif hadj pour la solidarité, hier, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Le dessein de ce collectif est de collecté des fonds afin de secourir les victimes des inondations.

 Pour venir en aide aux sinistrés des inondations, la commission de pèlerinage à la Mecque va s’appuyer sur un collectif hadj pour la solidarité. Cette nouvelle structure entend faire de la zakat le moyen par lequel les futurs pèlerins apporteront leur soutien aux nombreuses familles délogées par les pluies diluviennes.  
 « Les futurs pèlerins ont exprimé leur vive compassion et formulé des prières à l’endroit de nos compatriotes », a souligné Mansour Diop, commissaire général au pèlerinage. A l’en croire, c’est dans un élan de solidarité et d’assistance aux victimes des inondations que ce collectif va contribuer aux nombreux efforts consentis par l’Etat sénégalais pour faire face à la situation catastrophique causée par les fortes pluies qui sont tombées sur plusieurs régions du Sénégal.
 M. Diop estime que  l’exécution de la zakat, quatrième pilier de l’Islam, peut même contribuer à la lutte contre la pauvreté dans notre pays. Il appelle tous les Sénégalais à  mettre la main à la patte pour venir en aide aux sinistrés comme nous l’enseigne l’Islam. En partenariat avec la Banque islamique du Sénégal, un numéro compte bancaire est dores et déjà disponible: SN0790111425103578500147.
 « Les Fonds ainsi collectés seront remis au ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, qui les transmettra à son collègue le ministre de l’intérieur, pour marquer la solidarité des futurs pèlerins aux victimes des inondations », a promu le commissaire général au pèlerinage. La date de clôture des inscriptions pour le pèlerinage 2012, qui était prévu le 25, est prolongé jusqu’au 27 de ce mois, pour permettre à tous les intéressés de s’inscrire.
 Il a précisé que les futurs pèlerins (hommes et femmes) auront distinctement leurs propres accoutrements  conformément aux règles du Hadj.  La présidente de l’association Arafat, Dior Diop, a indiqué que ce sont des sociétés saoudiennes qui devront s’occuper de la restauration. Néanmoins, elle a assuré que des cuisinières sénégalaises travailleront dans ces sociétés. Mieux, les pèlerins mangeront à la sauce sénégalaise et auront droit aux trois repas quotidiens.
  

mardi 11 septembre 2012

Déclaration de politique générale : le Pm étale les ambitions de l’Etat



 Le Premier ministre (Pm), Abdoul Mbaye, a dévoilé, hier, à l’Hémicycle, les ambitions du gouvernement, notamment, la poursuite de la réduction du train de vie de l’Etat, la mise en place d’un comité de suivi des audits, le retour de la paix définitif dans la région sud, entre autres.
La Déclaration de politique générale (Dpg) du chef du Gouvernement, Abdoul Mbaye,  à la Chambre basse, s’est axée sur plusieurs priorités. Parmi elles, la poursuite de la réduction du train de vie de l’Etat, la mise en place d’un comité de suivi des audits, la paix en Casamance, etc. Lors de son discours, le Pm a également mis l’accent sur l’habitat, avec des parcelles à des coûts accessibles. L’objectif de 1,6 million de tonnes de riz paddy en 2018 est aussi envisagé.

La surpriorité du Gouvernement  du Premier ministre, est les femmes, les jeunes… Le développement économique dans tous les secteurs de la vie, le redressement de l’école, entre autres, sont des défis majeurs auxquels les gouvernants se sont donné comme objectif. Pour le sport, la construction de 14 stades régionaux, et le bon suivi des acteurs sportifs demeurent une priorité des autorités. Une lutte efficace contre les inondations, l’injustice, la malgouvernance, le clientélisme, etc., reste le crédo du nouveau gouvernement issu de la deuxième alternance survenue le 26 mars dernier, qui a porté Macky Sall à la tête de l’Etat.    

jeudi 6 septembre 2012

Tidiane Diallo, candidat du PVD à Kolda « Kara m’a exploité »


Investi par le Parti de la Vérité et du Développement(PVD) comme tête de liste du département de Kolda aux législatives précédentes, Tidiane Diallo soutient que Modou Kara Mbacké, chef dudit parti l’a utilisé pour remplir sa liste. Le parti lui a remis 36 000francs pour battre campagne.
     « J’ai été naïf et manipulépar le PVD ». Le ressentiment du natif de Bantanguel, en tee-shirt marron, pantalon jeans, est profond. Agé de 23 ans, Tidiane Diallo était le plus jeune candidat investi par un parti politique lors des législatives passées.Un mètre 67, avec 67 kilogrammes, il évoque ses relations avec le PVD. « J’ai été pris dans un piège. Je me suis rendu compte de la réalité quelques mois plus tard », se désole M. Diallo.L’un de ses plus grands moments cauchemardesques reste « la maudite somme de 36 000francs » qu’il a reçu du PVDpour battre campagne.
Tidiane Diallo raconte que cet argent ne pouvait même pas couvrir les frais de son transport. Il avait au début refusé de prendre la somme. Mais, le coordonnateur du parti lui a supplié et luia promu de lui donner un plus, quelques jours plus tard. « Quand on m’a remis les 36 000francs, j’ai cru que c’était une blague. Car, comment on peut battre une campagne avec cette maudite somme? »,se demande-t-il. Le regard fuyant, il poursuit: « j’ai envoyé les 30 000francs à ma suppléante. J’ai utilisé le reste pour le transport des affiches du parti ». Il en conclut à « un manque de considération, de respect ». La voix saccadée, il affirme que cette « scène » lui a permis de comprendre que le PVD n’avait qu’un seul but : l’utiliser pour remplir sa liste. Depuis deux ans, il est militant dans ce parti. Néanmoins, il n’est pas talibé mouride. Ce Koldois courtois confie qu’il a connu Modou Kara Mbacké par le biais d’un cousin Hady Diallo qui est disciple du marabout politicien. Il confie: « J’ai rencontré Sokhna Dieng Mbacké, femme du marabout politicien à l’occasion d’un séminaire organisé à Guédiawaye. J’ai essayé à menthe fois de discuter avec notre secrétaire de parti. Mais je n’ai jamais eu gain de cause ».
      Beau parleur, « Tizio », comme l’appellent ses camarades, ne mâche pas ses mots. Souleymane Diallo alias Jules, frère de Tidiane soutient que son aîné est tonitruant et qu’il s’énerve vite. Cordial, il martèle: « j’ai fait mon cycle primaire à Amadou Michel Diop, le secondaire au CMII, et au lycée Alpha Molo Baldé de Kolda ». C’est dans la région de Sédhiou qu’il obtient son baccalauréat série L2 en 2011.Il dit avoir la passion pour la politique depuis sa tendre enfance. Animé par le souci de bien faire pour la cité, il énonce que l’homme  politique doit principalement être préoccupé par la bonne gestion des biens publics. Il mentionne: « J’ai toujours voulu faire de la politique. C’était pour moi, le moyen par lequel on peut apporter quelque chose à sa localité. L’amour de la Nation suppose la bonne gestion du politique ».
Ancré dans les us et coutumes, M. Diallo déclare que le respect, la courtoisie, la vertu doivent être les qualités premières de l’homme. Selon lui, quelle que soit la situation, la vérité doit primer. Les nombreux problèmes de logement, de bourses, de restaurations, rencontrés à l’école normale, font que la vie n’est pas morose pour cet étudiant en première année à la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh), section Histoire. Toutefois, le cran, l’opiniâtreté, la volonté de devenir un grand quelqu’un, le poussent à donner le meilleur de lui-même. Il soutient: « c’est difficile à l’école normale. Mais, je m’accroche. Il n’y a pas de réussite sans souffrance ». Pour l’ancien footballeur de l’ASC Bantanguel de Kolda, il faut qu’il arrive à assister considérablement ses parents, en particulier sa maman pour qui il voue un grand amour. Le sérieux, la persévérance caractérisent l’homme. Issu d’une famille peu aisée, il se donne corps et âme pour réussir. Tidiane Diallo affirme que seul le travail occupe son emploi du temps.Contemplatif par moment, le plus jeune candidat investi par un parti politique lors des élections législatives précédentes, dit prendre du recul pour bien cerner les contours et les aboutissants du PVD. Il a eu une proposition du PDS pour rallier le parti. Mais, il attend de voir plus clair, car il ne veut plus que le même scénario arrive dans l’avenir. Le vœu de Tidiane Diallo: devenir un grand homme politique respecté.

vendredi 27 juillet 2012

lundi 23 juillet 2012

Le lavage des voitures


Un travail qui se féminise

Le lavage des voitures, jadis pratiqué par les hommes, est aujourd'hui envahi par la gent féminine.

Il n’y a pas de travail exclusivement réservé à une couche sociale. Les femmes ont vite compris le sens de cette phrase lapidaire. Dans beaucoup de grandes sociétés de lavage de voitures dans la capitale sénégalaise, il est fréquent de voir depuis quelques temps, la présence massive des femmes parmi les laveurs.
"Élégance Auto" est une société privée, située à l'avenue Dial Diop, qui s'occupe du nettoiement des véhicules de tout genre. Cette entreprise emploie des femmes. Venues de milieux différents, ces dames travaillent durement pour subvenir à leurs besoins.

mercredi 11 juillet 2012

Projection du film le « JOOLA »: émotions et témoignages rythment le CESTI »


Les étudiants du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), ont bénéficié d’une projection sur le « JOOLA ». Le film a plongé toute l’assistance dans une atmosphère pathétique. Larmes et émotions ont marqué l’évènement.
Retour sur le drame qui a plongé toute une Nation dans le désarroi.

Le 26 septembre 2002 au Sénégal le naufrage du " Joola " a fait plus de victimes que "Le Titanic".
1.953 morts et seulement 64 rescapés
 Le Joola " (ou " Diola " du nom de la principale ethnie de Casamance qui assurait la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor via l'île de Carabane était un cordon ombilical entre la région Sud de Casamance et le reste du Sénégal. Il participait au désenclavement de la région et était essentiel pour son économie.
Depuis sa mise en service, en décembre 90, on se bousculait pour embarquer sur le ferry. La grande majorité de ses usagers était des commerçants, des "banas-banas" qui écoulaient leurs marchandises, fruits, poissons, huîtres, huile et vin de palme au marché Elisabeth Diouf du port de la capitale Dakar et dans tout le Sénégal.
Construit en Allemagne " Le Joola " était un transbordeur d'eaux côtières de 1.532 tonnes, 79m50 de long, une largeur de 12m50 et un tirant d'eau de 3m10. Sa cale de chargement de 450 m3 pouvait emporter 550 tonnes de marchandises, dont une dizaine de véhicules.
Immobilisé depuis le 13 septembre 2001, pour la réparation d'avaries mécaniques et le remplacement de son moteur bâbord, "Le Joola" avait reprit la liaison Dakar-Ziguinchor le 10 septembre 2002.
C'était toute une région qui respirait à nouveau et retrouvait le sourire. Cet événement était attendu par tous car pendant un an toute la Casamance s'est retrouvée un peu plus isolée dans son enclave entre la Gambie et la Guinée-Bissau.
Bon nombre de commerçants avaient arrêté toutes activités car la route devenue le seul moyen pour transporter les marchandises revenait beaucoup plus cher que le bateau et surtout beaucoup trop long pour les produits périssables.
860 km pour 14 à 20 h de trajet en contournant la Gambie, ou bien 450 km par la Transgambienne mais avec les "tracasseries" imposées par les douanes, plus la longue attente au bac de Farafégni pour traverser le fleuve Gambie.
Une nouvelle lecture sur la tragédie du « JOOLA » est née chez les participants à l’occasion de cette manifestation.

mercredi 4 juillet 2012

LÉGISLATIVES 2012: Le scrutin de dimanche n’a pas enregistré un taux de participation important.



Le scrutin de dimanche a enregistré une forte abstention des Sénégalais. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène.
Les électeurs sénégalais et leurs compatriotes de la diaspora ont massivement déserté les bureaux de vote. Ce phénomène s’explique selon Mamadou Lamine Diallo, leader du mouvement Tekki, par le fait que les « populations ne sont pas ancrées dans élections législatives. Il faut ajouter aussi que les manifestations du 23 juin (contre le projet de réforme de la constitution par le président Wade) ont discrédité l'Assemblée nationale. En plus, les Sénégalais sont plus préoccupés par les difficultés de la vie que par le vote ». 
« L’abstention est une forme d’expression », si l’on en croit Bruno Derneville, tête de liste de la coalition "Waa Sénégal". Selon lui, "les Sénégalais n’appréhendent pas le véritable rôle du député. En outre, les hommes politiques, une fois, élus tournent le dos au peuple. Ce qui fait que les populations se désintéressent des législatives et se préoccupent de leur quotidien". M. Derneville est d'avis que « le peuple veut la rupture. Il faut que les futurs députés représentent dignement les populations afin que ces dernières leur réitèrent leur confiance et toute leur légitimité. La faible participation au scrutin  montre que le peuple est dégoûté de la façon de faire de nos députés et qu’il souhaite une transition, voire un changement radical ».  
Depuis l'indépendance du Sénégal, les élections législatives n'ont jamais enregistré une forte participation contrairement à la présidentielle. Il revient aux concernés de donner les gages pour convaincre  les populations.